Comment réussir un bon coup golf avec les bons fondamentaux ?

Le golf demeure l’un des sports les plus techniques au monde, où chaque détail compte pour transformer un simple geste en coup magistral. Maîtriser les fondamentaux du golf représente la clé de voûte d’un jeu solide et régulier, que vous soyez débutant ou joueur confirmé cherchant à perfectionner votre technique. La différence entre un bon golfeur et un excellent golfeur réside souvent dans l’attention portée aux bases : position corporelle, grip, mécanique du swing et tempo. Ces éléments interconnectés forment un ensemble cohérent qui détermine la qualité, la précision et la puissance de vos coups. Comprendre et appliquer ces principes fondamentaux vous permettra de développer un jeu plus constant et de prendre davantage de plaisir sur le parcours.

Position corporelle et alignement dans le stance de golf

La position corporelle constitue le socle de tout bon coup de golf. Votre stance détermine l’équilibre, la stabilité et la capacité à exécuter un swing fluide et puissant. Une posture incorrecte peut compromettre l’ensemble du mouvement, tandis qu’un alignement précis facilite naturellement la production de coups droits et réguliers.

Placement des pieds selon la méthode ben hogan

Le placement des pieds influence directement votre équilibre et votre capacité à générer de la puissance. Positionnez vos pieds à une largeur légèrement supérieure à celle de vos épaules pour les coups de driver, et ajustez cette distance selon le club utilisé. Pour les fers courts, réduisez légèrement l’écartement. Le pied avant doit être légèrement ouvert vers la cible (environ 15-20 degrés), tandis que le pied arrière reste perpendiculaire à la ligne de jeu. Cette configuration favorise la rotation des hanches lors de la phase de descente tout en maintenant la stabilité nécessaire.

Distribution du poids corporel à l’adresse

La répartition du poids à l’adresse varie selon le type de coup souhaité. Pour un coup standard avec un fer, distribuez votre poids de manière équilibrée entre les deux pieds, avec une légère tendance vers le pied avant (55% avant, 45% arrière). Cette répartition favorise un angle d’attaque descendant optimal pour comprimer la balle. Avec le driver, adoptez une distribution plus neutre (50-50) pour faciliter un angle d’attaque ascendant. Le poids doit reposer sur l’avant des pieds plutôt que sur les talons, créant une sensation d’équilibre actif.

Positionnement de la colonne vertébrale et angle de flexion

L’inclinaison de votre colonne vertébrale détermine le plan de swing et l’efficacité de votre rotation. Inclinez-vous vers l’avant à partir des hanches, en maintenant le dos relativement droit. L’angle d’inclinaison varie selon la longueur du club : plus le club est long, plus l’inclinaison est prononcée. Votre colonne doit former un axe stable autour duquel s’effectue la rotation du corps. Une flexion excessive ou insuffisante compromet l’équilibre et la coordination du mouvement.

Alignement des épaules parallèle à la ligne de jeu

L’alignement des épaules constitue l’un des aspects les plus négligés par les golfeurs amateurs. Vos épaules doivent être parfaitement parallèles à la ligne de jeu, ni ouvertes ni fermées par rapport à la cible. Un alignement incorrect influence directement la direction de départ de la balle. Pour vérifier votre alignement, plac

ez une baguette ou un club au sol, parallèle à votre ligne de jeu, puis placez une seconde baguette au niveau de vos épaules : les deux doivent être strictement parallèles. Veillez également à ce que vos hanches et vos genoux suivent cet alignement. En cas de tendance au slice, les épaules sont souvent trop ouvertes (pointant à gauche de la cible pour un droitier) ; à l’inverse, un alignment trop fermé favorise le hook. Prendre l’habitude de vérifier cet élément simple avant chaque coup vous évitera de nombreuses corrections inutiles dans votre swing.

Grip et prise de club selon les standards PGA

Après la posture et l’alignement, le grip constitue le second pilier des fondamentaux au golf. La manière dont vous tenez le club influence directement l’orientation de la face à l’impact, donc la trajectoire de la balle. Les standards enseignés par la PGA mettent l’accent sur un grip neutre, fonctionnel et reproductible, plutôt qu’un grip « parfait » théorique. L’objectif est de trouver une prise qui vous permette de garder le contrôle tout en restant suffisamment détendu pour générer de la vitesse.

Technique du grip vardon pour les fers

Le grip Vardon, ou grip chevauché, est le plus répandu chez les joueurs professionnels. Pour un droitier, placez d’abord la main gauche en haut du grip, le club reposant principalement dans les doigts plutôt que dans la paume. Vous devez voir deux à trois phalanges de la main gauche lorsque vous regardez vers le bas. L’auriculaire de la main droite vient chevaucher l’index de la main gauche, tandis que le pouce gauche est légèrement recouvert par la paume droite.

Cette configuration crée un bloc mains-bras cohérent, essentiel pour bien « driver » la face de club à travers la balle. Les fers étant conçus pour frapper la balle avec un angle d’attaque descendant, le grip Vardon favorise un contrôle précis de la face, indispensable pour les coups d’approche. Prenez l’habitude de positionner toujours vos mains de la même façon, en suivant une petite routine mentale (main gauche, puis auriculaire droit, puis serrage), afin de construire une régularité à long terme.

Positionnement des mains selon la méthode interlock

Le grip interlock (ou entrelacé) est une alternative populaire, notamment chez les joueurs aux mains plus petites ou recherchant une meilleure sensation d’unité entre les deux mains. Ici, l’auriculaire de la main droite s’entrelace avec l’index de la main gauche (pour un droitier). Ce verrouillage donne une sensation de bloc plus compact, ce qui peut aider à limiter l’action excessive des mains.

Sur le plan technique, la position globale des mains reste proche de celle du Vardon : les « V » formés par le pouce et l’index de chaque main doivent pointer entre l’épaule droite et le menton pour un grip neutre. Si vous luttez avec un slice chronique, un léger renforcement du grip (mains légèrement tournées vers la droite pour un droitier) peut aider à fermer la face à l’impact. L’essentiel reste de conserver une position cohérente d’un coup à l’autre, afin de pouvoir analyser vos trajectoires de balle et ajuster vos fondamentaux.

Pression de grip et contrôle de la face de club

La pression du grip agit comme un régulateur de votre swing : trop forte, elle bloque la vitesse et augmente la tension ; trop faible, elle génère de l’instabilité. Imaginez que vous tenez un tube de dentifrice sans vouloir en faire sortir le contenu : c’est exactement le niveau de pression recherché. Une pression modérée permet aux poignets de s’articuler naturellement, créant du lag et donc de la puissance, tout en gardant la face de club sous contrôle.

Sur une échelle de 1 à 10, visez une pression autour de 4 ou 5 au départ du swing, qui reste constante jusqu’à l’impact. De nombreux amateurs serrent plus fort au moment de la montée, ce qui rigidifie les avant-bras et provoque souvent une face ouverte à l’impact (source de slice). En surveillant ce paramètre, vous améliorerez non seulement la régularité de vos contacts, mais aussi la distance, sans fournir d’efforts supplémentaires.

Ajustements du grip pour les wedges et le driver

Même si le principe de base du grip reste identique, quelques ajustements fins permettent d’optimiser vos coups avec les wedges et le driver. Avec les wedges, vous pouvez légèrement affaiblir votre grip (mains très légèrement tournées vers la gauche pour un droitier) et descendre vos mains un peu plus bas sur le grip. Cet ajustement favorise le contrôle de la trajectoire et de la distance, particulièrement important sur les coups d’approche et les coups de pitch autour du green.

Avec le driver, à l’inverse, un grip marginalement plus fort (mains un peu plus tournées vers la droite) peut vous aider à générer un léger draw, souvent plus porteur et roulé. Veillez toutefois à ne pas exagérer ces ajustements, au risque de perdre vos repères. En gardant une base de grip stable et en ne modulant que de petits détails selon le club, vous gagnez en polyvalence tout en conservant les bons fondamentaux du golf.

Mécanique du swing et plan de rotation

Une fois la posture et le grip maîtrisés, la mécanique du swing devient le grand chantier du golfeur. Le swing de golf est un mouvement de rotation autour de la colonne vertébrale, combiné à un déplacement contrôlé du poids. Un bon plan de swing ressemble à l’arc régulier d’un pendule : ni trop vertical, ni trop plat. Comprendre comment se place le club en montée, comment il revient vers la balle, puis comment le corps termine en équilibre est indispensable pour réussir un bon coup de golf de manière répétée.

Phase de montée et position au sommet du backswing

La phase de montée, ou backswing, a pour objectif principal de stocker de l’énergie sans perdre l’équilibre. Démarrez votre swing par un mouvement en un seul bloc (épaules, bras, mains) sur les premiers centimètres, ce qui permet de garder le club « devant vous ». À mi-montée, le manche du club doit être parallèle au sol et pointer vers la cible, avec la face de club légèrement fermée par rapport au dos de la main gauche (pour un droitier), signe d’une bonne relation mains-club.

Au sommet du backswing, votre épaule gauche vient sous le menton, les hanches ont tourné d’environ 45 degrés et les épaules d’environ 90 degrés. Le poids est majoritairement sur le pied arrière (environ 60 à 70 %), mais vous devez toujours vous sentir stable sous la plante du pied, pas sur l’extérieur. Le bras gauche reste relativement tendu sans être rigide, tandis que les poignets forment un angle prononcé avec le manche (le lag). Une bonne position au sommet, c’est comme un ressort bien enroulé : prêt à libérer son énergie sans rupture de rythme.

Séquence de descente et rotation des hanches

La descente, ou downswing, commence avant même que le club n’ait fini de monter : c’est la fameuse transition. Elle doit être initiée par le bas du corps, en déclenchant une légère translation puis rotation des hanches vers la cible. Imaginez que vous lancez un javelot : vous ne démarrez pas par les mains, mais par le sol, les jambes et le bassin. Au golf, c’est la même logique, même à vitesse réduite.

Pendant que les hanches se réorientent, le buste suit avec un léger retard, puis les bras et enfin le club. Cette séquence « des pieds vers la tête » permet de conserver le lag plus longtemps et de libérer la vitesse au bon moment, juste avant l’impact. Si vous sentez que vous « tirez » le club avec les mains dès le début de la descente, vous risquez un chemin trop extérieur-intérieur, souvent synonyme de slice. En travaillant la rotation des hanches comme moteur du downswing, vous placez naturellement le club sur un meilleur plan de swing.

Impact et compression de la balle

L’impact n’est pas une position figée, mais un instant dans un mouvement rapide. Pourtant, certaines caractéristiques reviennent chez tous les bons joueurs. Pour les fers, les mains se trouvent légèrement en avant de la balle au moment de l’impact, le poids sur la jambe avant (environ 70 %), et le buste encore légèrement incliné vers la balle. Cette configuration permet de compresser la balle contre le sol, générant une trajectoire pénétrante et un spin contrôlé.

Avec le driver, l’angle d’attaque est plus ascendant : la balle est frappée en remontant, ce qui nécessite un poids moins avancé et une balle positionnée plus en avant dans le stance. Dans tous les cas, le point commun reste la stabilité : la tête ne doit pas reculer en arrière au moment du contact. En visualisant l’impact comme un « passage » à travers la balle plutôt qu’un « coup » porté sur la balle, vous favoriserez un contact plus solide et plus régulier.

Follow-through et équilibre en fin de swing

Le follow-through, ou finition, est souvent sous-estimé par les joueurs amateurs, alors qu’il révèle la qualité de tout ce qui s’est passé avant. Une bonne finition se caractérise par un corps entièrement tourné vers la cible, le poids à 90 % sur la jambe avant, et le club qui termine derrière la nuque ou sur l’épaule. Si vous pouvez tenir cette position trois secondes sans perdre l’équilibre, c’est généralement le signe d’un swing cohérent.

Pensez au follow-through comme à la « signature » de votre coup de golf : fluide, complet et relâché. Si votre swing s’arrête brutalement après l’impact, c’est souvent que vous avez « frappé » plutôt que « swingué ». Les meilleurs coachs, comme Butch Harmon, insistent sur cette idée de mouvement continu. En vous concentrant sur une belle finition, vous aiderez votre corps à respecter la bonne séquence de mouvement, sans crispation inutile.

Tempo et rythme selon les principes d’ernie els

On reconnaît souvent Ernie Els à son swing incroyablement fluide, au point qu’on l’a surnommé « The Big Easy ». Son secret ? Un tempo régulier, qui donne l’impression qu’il ne force jamais, même lorsqu’il envoie la balle à plus de 280 mètres. Le tempo est la « musique » de votre swing : un enchaînement harmonieux entre montée et descente, où chaque partie du corps intervient au bon moment.

Pour vous inspirer de son approche, travaillez sur un ratio de temps d’environ 3:1 entre le backswing et le downswing. Concrètement, la montée doit être trois fois plus lente que la descente. Vous pouvez compter mentalement « un-deux » pour monter, puis « trois » pour descendre, ou utiliser une application de métronome adaptée au golf. L’objectif n’est pas de swinguer lentement, mais de swinguer régulier, avec une vitesse qui augmente progressivement, et non par à-coups.

Sélection de club et stratégie de parcours

Les fondamentaux mécaniques ne prennent tout leur sens que s’ils s’intègrent dans une bonne stratégie de parcours. Bien choisir son club et sa cible, c’est déjà accomplir une grande partie du travail. Beaucoup d’amateurs se fient uniquement à la distance brute annoncée sur leur driver, alors que les meilleurs joueurs réfléchissent en termes de dispersion, de zones de sécurité et de gestion du risque. Avant chaque coup, posez-vous cette question : « Avec quel club ai-je le plus de chances de réussir un bon coup de golf dans cette situation précise ? »

Sur un par 4 étroit, par exemple, il est parfois plus judicieux de jouer un hybride ou un fer long depuis le départ pour rester en jeu, plutôt que de tenter un drive maximum puissance. De même, sur un par 5 accessible, choisir un club de lay-up qui vous laisse votre distance préférée pour le coup d’approche (par exemple 80 ou 100 mètres) est souvent plus rentable que d’essayer d’aller au plus près du green au risque de finir dans un bunker ou un obstacle d’eau. Cette gestion stratégique s’applique aussi à d’autres formes de jeu, du mini golf sport aux parcours 18 trous les plus exigeants : comprendre où vous voulez placer la balle est aussi important que savoir comment la frapper.

Entraînement spécifique et exercices techniques de butch harmon

Butch Harmon, l’un des coachs les plus réputés du circuit, insiste sur un principe simple : « Entraînez ce que vous jouez. » Autrement dit, vos séances de practice doivent refléter les situations réelles rencontrées sur le parcours. Plutôt que d’enchaîner 50 balles de driver sans réfléchir, structurez vos sessions autour des fondamentaux du golf : posture, grip, alignement, plan de swing, puis coups spécifiques (drive, fers, wedges, putting).

Un exercice emblématique proposé par de nombreux coachs consiste à placer deux baguettes d’alignement au sol : l’une pour la ligne de jeu, l’autre pour la position des pieds. Cet outil simple vous aide à vérifier votre stance et votre alignement à chaque balle. Vous pouvez également ajouter une boîte de balles ou un couvre-bois à l’extérieur de la balle pour corriger un slice : l’objectif est de swinguer de l’intérieur sans toucher l’obstacle, ce qui favorise un chemin de club plus neutre.

Pour travailler le tempo, inspirez-vous d’Ernie Els en faisant des swings au ralenti, en exagérant la fluidité et la continuité du mouvement. Alternez un swing lent sans balle, puis un swing normal avec balle, en essayant de conserver la même sensation de rythme. Enfin, pensez à intégrer des routines courtes mais régulières autour du petit jeu : chips, pitches et putts représentent plus de la moitié des coups joués sur un parcours. En investissant du temps sur ces secteurs, avec des exercices simples mais ciblés, vous consoliderez vos fondamentaux et verrez votre score baisser de manière durable.

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