Train Marrakech–Essaouira : est-ce possible ?

La question du train reliant Marrakech à Essaouira revient régulièrement chez les voyageurs qui souhaitent découvrir la perle de l’Atlantique marocain. Entre la ville ocre animée et la cité des alizés au charme côtier, la distance de 178 kilomètres semble parfaite pour une liaison ferroviaire moderne. Pourtant, la réalité du réseau ferroviaire marocain actuel ne permet pas encore ce trajet direct en train. Cette situation soulève des interrogations légitimes sur les alternatives disponibles, les projets futurs d’extension du rail, et les meilleures stratégies pour organiser ce déplacement touristique ou professionnel. Comprendre l’état actuel des infrastructures de transport entre ces deux destinations permet d’anticiper vos déplacements et d’optimiser votre temps lors d’un séjour au Maroc.

État actuel du réseau ferroviaire marocain entre marrakech et essaouira

Infrastructure ONCF existante sur l’axe Marrakech-Tensift-Al haouz

L’Office National des Chemins de Fer du Maroc (ONCF) exploite aujourd’hui un réseau ferroviaire moderne qui dessert les principales villes du royaume. Marrakech constitue un nœud ferroviaire stratégique, reliée à Casablanca, Rabat, Tanger et Fès par des liaisons régulières. La gare de Marrakech accueille quotidiennement des milliers de voyageurs et propose des trains à grande vitesse Al Boraq vers le nord, ainsi que des trains express et régionaux. La région de Marrakech-Tensift-Al Haouz bénéficie d’infrastructures ferroviaires développées, avec des voies modernisées et électrifiées sur les axes principaux. Cependant, ces lignes se dirigent principalement vers l’intérieur des terres et le nord du pays, négligeant actuellement la façade atlantique sud.

Absence de ligne ferroviaire directe vers la province d’Essaouira-Mogador

Essaouira reste à ce jour totalement déconnectée du réseau ferroviaire national. Cette ville côtière historique, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, ne dispose d’aucune gare ferroviaire. Les raisons de cette absence sont multiples : priorités historiques d’aménagement tournées vers les grandes métropoles industrielles, investissements concentrés sur les axes économiques majeurs, et contraintes budgétaires qui ont orienté les développements ferroviaires vers d’autres corridors. Cette situation contraste avec d’autres destinations balnéaires marocaines comme Agadir, qui figure également parmi les villes non desservies par le train. Pour atteindre Essaouira depuis Marrakech, vous devez donc obligatoirement recourir à des modes de transport routiers.

Projets d’extension du rail marocain vers les villes côtières atlantiques

Le Maroc a néanmoins manifesté son ambition d’étendre progressivement son réseau ferroviaire vers la côte atlantique. Plusieurs études préliminaires ont été lancées pour évaluer la faisabilité technique et économique d’une liaison ferroviaire vers Essaouira. Ces projets s’inscrivent dans une vision à long terme d’aménagement du territoire et de désenclavement des régions touristiques. L’intégration d’Essaouira au réseau ferré national pourrait transformer l’économie locale en facilitant l’accès aux touristes nationaux et internationaux. Toutefois, aucun calendrier précis n’a été officiellement communiqué pour la réalisation de ces infrastructures. Les investissements nécessaires sont considérables, estimés à plusieurs milliards de dirhams, ce qui explique la

des retards successifs et l’étalement des chantiers sur plusieurs décennies. À ce stade, pour un voyageur qui se demande s’il existe un « train Marrakech–Essaouira », la réponse demeure donc clairement négative : les projets existent sur le papier, mais la route reste aujourd’hui le seul axe opérationnel.

Topographie et contraintes géographiques du corridor Marrakech-Essaouira

Au-delà des aspects financiers, la topographie entre Marrakech et Essaouira joue également un rôle dans l’absence de train direct. Le corridor traverse d’abord la plaine de la Chaouia–Haouz, relativement favorable à la pose de voies ferrées, puis s’élève progressivement vers des zones de collines et de plateaux parsemés d’arganiers, classés et protégés. Toute ligne ferroviaire devrait composer avec ces contraintes environnementales, ce qui alourdit les procédures et les coûts d’expropriation.

Les études de tracé doivent aussi tenir compte de la sismicité régionale, des zones à risque d’érosion et de la nécessité de préserver les nappes phréatiques. Construire une ligne ferroviaire dans un environnement fragile, à proximité d’arganeraies uniques au monde, nécessite des ouvrages d’art (ponts, viaducs, tranchées couvertes) comparables à ceux que l’on retrouve sur certaines lignes à grande vitesse en Europe. Vous comprenez mieux pourquoi, pour un flux de voyageurs encore limité par rapport aux grandes métropoles, le Maroc a jusqu’ici privilégié l’amélioration de la route nationale N8 plutôt que la création d’un « train Marrakech–Essaouira ».

Alternatives de transport terrestre pour rejoindre essaouira depuis marrakech

Liaisons en autocar CTM et supratours sur la route nationale N8

En l’absence de ligne de train Marrakech–Essaouira, l’autocar longue distance reste la solution la plus proche de l’expérience ferroviaire : horaires réguliers, confort, réservation à l’avance et bagages enregistrés. Deux grands opérateurs nationaux se partagent l’essentiel du trafic sur cette liaison : CTM et Supratours. Les deux compagnies empruntent la route nationale N8 (souvent appelée RN8) qui relie Marrakech à Essaouira sur environ 170 à 180 km, selon les variantes d’itinéraire.

Les bus Supratours partent en général de la gare routière attenante à la gare ONCF de Marrakech, ce qui simplifie la correspondance pour les voyageurs arrivant en train depuis Casablanca, Rabat ou Tanger. CTM dispose, elle, de sa propre gare routière, avec un départ quotidien direct. Les autocars sont climatisés, disposent de sièges inclinables et d’un espace dédié aux bagages volumineux. Pour un budget équivalent à celui d’un billet de train régional, vous bénéficiez d’un service confortable et relativement rapide, avec un temps de trajet d’environ trois heures.

Services de bus privés et compagnies low-cost opérant sur l’itinéraire

Autour des opérateurs historiques CTM et Supratours gravitent une multitude de compagnies privées, souvent qualifiées de « low-cost » par les voyageurs. Ces autocars partent principalement de la gare routière de Bab Doukkala, au nord-ouest de la médina de Marrakech. Vous y trouverez des départs pour Essaouira très fréquents, surtout le matin, parfois toutes les 30 minutes en haute saison. Les tarifs sont en général inférieurs à ceux de CTM ou Supratours, ce qui attire les voyageurs au budget serré et les résidents locaux.

En contrepartie, la qualité de service peut être plus variable : véhicules plus anciens, confort sommaire, politique de bagages moins formalisée. Les billets s’achètent le plus souvent directement au guichet, le jour même, sans réservation en ligne. Si vous êtes habitué aux gares routières marocaines et que vous recherchez avant tout le prix le plus bas entre Marrakech et Essaouira, ces compagnies représentent une option intéressante. Dans le cas contraire, mieux vaut opter pour un opérateur structuré, surtout si vous voyagez en famille ou avec des bagages volumineux.

Location de véhicule et trajet via chichaoua sur 178 kilomètres

Pour ceux qui souhaitent une liberté totale sur les horaires et les arrêts, la location de voiture est l’alternative la plus proche de ce qu’offrirait un « train Marrakech–Essaouira » à la carte. Le trajet routier le plus courant consiste à quitter Marrakech par l’ouest, rejoindre l’autoroute A3 sur une courte portion, puis bifurquer vers la route nationale N8 en direction de Chichaoua. De là, vous poursuivez vers l’ouest jusqu’à Essaouira. La distance totale varie entre 170 et 180 km, soit environ 2 h 30 de route dans de bonnes conditions de circulation.

Les grandes enseignes internationales (Avis, Hertz, Sixt…) côtoient de nombreuses agences locales à Marrakech, aussi bien à l’aéroport qu’au centre-ville. Les tarifs de location débutent aux alentours de 25–30 € par jour pour une petite citadine, avec une hausse en haute saison touristique. Conduire sur cet axe reste relativement simple : la chaussée est globalement en bon état, la signalisation correcte et le trafic modéré en dehors des périodes de pointe. Il faut néanmoins rester vigilant aux contrôles de vitesse fréquents et à quelques traversées de villages où la circulation peut être plus dense.

Transferts privés et taxis collectifs grands taxis au départ de bab doukkala

Si vous ne souhaitez pas conduire mais que vous recherchez un équivalent au « train direct Marrakech–Essaouira » en termes de simplicité, le transfert privé avec chauffeur est une option très confortable. De nombreuses agences de transport touristique proposent un service porte-à-porte depuis votre riad ou votre hôtel à Marrakech jusqu’à votre hébergement à Essaouira. Les véhicules sont généralement récents (berlines, monospaces, 4×4), climatisés, et les chauffeurs habitués à cet itinéraire. Cette solution est particulièrement adaptée aux familles, aux groupes de 4 à 6 personnes ou aux voyageurs arrivant tard à l’aéroport de Marrakech-Menara.

À l’autre extrémité du spectre, les grands taxis partant de la zone de Bab Doukkala ou près de la gare routière représentent une alternative économique au transport privé. Ces taxis collectifs, souvent de type Mercedes ancienne génération ou monospace, fonctionnent à la place: le véhicule part lorsqu’il est plein, soit six sièges vendus. Le prix par personne reste très compétitif, mais le confort et l’intimité sont limités. Vous pouvez toutefois privatiser un grand taxi en achetant toutes les places, ce qui revient souvent moins cher qu’un transfert touristique haut de gamme, tout en offrant une certaine flexibilité sur l’horaire de départ.

Comparatif temps de trajet et tarifs entre modes de transport disponibles

Durée moyenne en autocar supratours versus CTM sur l’axe Marrakech-Essaouira

Pour choisir entre autocar et taxi ou voiture de location, il est utile de comparer les temps de parcours sur l’axe Marrakech–Essaouira. Les bus Supratours annoncent en moyenne un temps de trajet de 3 h à 3 h 15, incluant une pause de 15 à 20 minutes dans une aire de repos (souvent à proximité de Chichaoua). CTM affiche des durées similaires, avec parfois un léger avantage si le trafic est fluide et que les arrêts intermédiaires sont limités. Dans les faits, la différence de temps entre Supratours et CTM est marginale, de l’ordre de quelques minutes seulement.

Comparé à un trajet en voiture individuelle ou en transfert privé, vous perdez généralement 20 à 30 minutes avec l’autocar, principalement en raison de la pause obligatoire et du temps d’embarquement et de débarquement des voyageurs. Mais si l’on raisonne comme pour un train régional, le confort d’un bus climatisé, la possibilité de lire ou de travailler, et l’absence de stress lié à la conduite compensent largement ces quelques minutes supplémentaires. En pratique, il faut donc compter une demi-journée pour un aller simple Marrakech–Essaouira, quel que soit le mode de transport choisi.

Coûts des billets de bus standard et premium pour la liaison côtière

Sur le plan tarifaire, l’autocar reste l’option la plus proche du « billet de train Marrakech–Essaouira » que l’on pourrait imaginer. Chez Supratours comme chez CTM, le prix d’un aller simple se situe généralement entre 80 et 140 MAD (environ 8 à 14 €), selon la saison, l’horaire et le type de service. Certains bus dits « premium » ou « confort plus » peuvent proposer des sièges plus spacieux ou des services additionnels (Wi-Fi, prises USB), avec un léger surcoût par rapport au tarif standard.

Les compagnies privées et low-cost au départ de Bab Doukkala peuvent descendre en dessous de 80 MAD l’aller simple, surtout si vous achetez votre billet directement sur place. En contrepartie, les prestations sont plus basiques et les conditions de réservation moins souples. Si l’on compare ces tarifs à ceux d’un hypothétique train régional marocain sur la même distance, l’ordre de grandeur serait similaire, voire légèrement inférieur pour le bus. Autrement dit, choisir l’autocar ne vous pénalise pas financièrement par rapport à ce que coûterait probablement un train Marrakech–Essaouira.

Analyse économique du transport privé face aux options collectives

Le transport privé (taxi, transfert avec chauffeur, voiture de location) représente un budget nettement plus élevé, mais il offre une expérience radicalement différente. Un transfert privé Marrakech–Essaouira se facture en général entre 900 et 1 700 MAD par trajet (soit environ 85 à 160 €), selon le type de véhicule et la saison. Réparti entre quatre voyageurs, le coût par personne peut devenir comparable à une solution en bus premium, tout en bénéficiant d’un service porte-à-porte, d’horaires flexibles et de la possibilité de multiplier les arrêts photos ou cafés sur la route.

La location de voiture, additionnée au carburant et aux éventuels péages, revient souvent entre 350 et 600 MAD pour ce trajet aller (location au prorata d’une journée, plus carburant), sans compter l’assurance complémentaire. Si vous prévoyez d’autres déplacements au Maroc (vallée de l’Ourika, Haut Atlas, côte sud…), la voiture devient très vite rentable. En revanche, pour un simple aller-retour Marrakech–Essaouira, l’autocar collectif reste plus économique. On pourrait dire que le bus est à ce trajet ce que le train régional est aux lignes classiques : la colonne vertébrale du transport, autour de laquelle les options privées viennent se greffer pour des besoins spécifiques de confort ou de flexibilité.

Perspectives de développement ferroviaire vers Essaouira-Mogador

Schéma directeur ONCF 2040 et extensions planifiées du réseau atlantique

Le Maroc s’est doté d’un schéma directeur ferroviaire horizon 2040, qui sert de feuille de route stratégique pour l’extension du réseau sur l’ensemble du territoire. Ce document envisage notamment le renforcement du corridor atlantique, avec des liaisons performantes le long de la côte, de Tanger à Agadir. Dans cette logique, la création d’une ligne passant par Safi, Essaouira et potentiellement Agadir est régulièrement évoquée comme une étape clé. L’objectif serait de mailler les grandes destinations touristiques et portuaires, tout en désengorgeant le trafic routier.

Concrètement, plusieurs scénarios sont à l’étude : prolongement d’une ligne classique au départ de Marrakech vers Safi puis Essaouira, ou création d’un tronçon mixte fret–voyageurs reliant directement les pôles économiques du centre et du sud-ouest. Si vous espériez prendre un jour un TGV Marrakech–Essaouira, il faut garder à l’esprit que la priorité actuelle reste le renforcement de la dorsale Tanger–Casablanca–Marrakech et les liaisons vers Fès et Oujda. Essaouira figure davantage dans une seconde phase de développement, à plus long terme.

Études de faisabilité technique pour le tronçon Marrakech-Safi-Essaouira

Les études de faisabilité menées ces dernières années se sont attachées à analyser différents tracés possibles entre Marrakech, Safi et Essaouira. L’un des enjeux majeurs consiste à concilier les contraintes géologiques, la protection de l’environnement et la rentabilité économique. Un axe Marrakech–Safi permettrait par exemple de connecter un port industriel important, tandis que le prolongement vers Essaouira viserait principalement le tourisme et les flux saisonniers. Les ingénieurs doivent donc arbitrer entre des tracés plus courts mais techniquement complexes, et des variantes plus longues mais moins coûteuses à construire.

Ces études intègrent également la question du choix technologique : ligne classique électrifiée avec vitesse maximale de 160–200 km/h, ou portion compatible avec les standards de la grande vitesse marocaine (Al Boraq) avec des vitesses pouvant atteindre 320 km/h. Dans tous les cas, la demande de trafic actuelle entre Marrakech et Essaouira, bien que dynamique, reste inférieure à celle observée sur les grands axes nord–sud. Cela explique pourquoi, à ce jour, l’option « route » est toujours privilégiée pour absorber la croissance des flux touristiques, en attendant qu’un volume suffisant justifie un investissement ferroviaire lourd.

Impact touristique potentiel d’une ligne TGV al boraq vers la cité des alizés

Imaginer un TGV Al Boraq reliant Marrakech à Essaouira en moins d’une heure fait rêver plus d’un voyageur. L’impact sur le tourisme serait potentiellement considérable : city-break combinant médina rouge et cité blanche, séjours balnéaires de courte durée pour les habitants des grandes villes, développement de l’événementiel international, etc. Une telle liaison pourrait également favoriser la décentralisation des flux touristiques, en évitant la saturation de Marrakech lors des pics saisonniers. En quelques années, Essaouira pourrait alors connaître une fréquentation comparable à celle des grandes stations méditerranéennes, tout en bénéficiant d’un accès rapide depuis les hubs aéroportuaires.

Cependant, cet essor ne serait pas sans défis. Une arrivée massive de visiteurs par le rail pourrait exercer une pression importante sur l’urbanisme, les ressources en eau et le patrimoine bâti d’Essaouira. Le succès d’un éventuel « train Marrakech–Essaouira » à grande vitesse dépendrait donc aussi de la capacité de la ville à absorber cette croissance de manière durable. Pour l’instant, il s’agit surtout d’un scénario de long terme, mais il illustre bien l’enjeu stratégique que représente Essaouira dans la vision globale de développement du tourisme marocain.

Optimisation logistique du trajet Marrakech-Essaouira pour touristes et résidents

Réservation anticipée sur plateformes CTM.ma et supratours.ma

En attendant une hypothétique mise en service d’un train Marrakech–Essaouira, optimiser son trajet passe avant tout par une bonne gestion des réservations en autocar. Les sites officiels ctm.ma et supratours.ma permettent de consulter les horaires, les disponibilités et, selon les périodes, de réserver vos billets en ligne. Il est fortement recommandé de réserver à l’avance en haute saison (vacances scolaires, été, grands ponts), car les bus se remplissent vite sur cette liaison très prisée. Gardez toutefois en tête qu’il arrive que certains moyens de paiement étrangers soient refusés : dans ce cas, un achat sur place, la veille du départ, reste une solution fiable.

Si vous arrivez au Maroc par le train, Supratours présente un avantage logistique évident : la gare routière est située juste derrière la gare ONCF de Marrakech, ce qui permet une correspondance « quasi-ferroviaire » bus–train très pratique. Dans tous les cas, prévoyez d’arriver au moins 30 minutes avant le départ pour enregistrer vos bagages, choisir votre siège si le placement est libre, et éviter le stress de dernière minute. Une bonne anticipation vous fera gagner en sérénité et rapprochera l’expérience du confort d’un trajet en train.

Points de départ stratégiques à la gare routière de marrakech

Pour rejoindre Essaouira, vous disposez de trois grands pôles de départ à Marrakech, chacun avec ses spécificités. Autour de la gare ONCF, vous trouverez la gare Supratours, idéale si vous combinez train et bus ou si vous préférez éviter la grande gare routière populaire. Plus au nord-ouest de la médina, la gare routière de Bab Doukkala concentre la majorité des compagnies privées et des grands taxis collectifs. L’ambiance y est plus animée, avec des rabatteurs et une grande diversité d’offres, mais c’est aussi là que vous trouverez les tarifs les plus bas et la fréquence la plus élevée de départs vers Essaouira.

Enfin, la gare CTM dispose de son propre terminal, plus organisé, avec des services standardisés et un confort proche des usages ferroviaires : salle d’attente, guichet dédié, embarquement structuré. Selon votre profil de voyageur, vous privilégierez donc soit la simplicité (Supratours à la gare ONCF), soit le prix (bus privés à Bab Doukkala), soit le compromis entre les deux (CTM). Se repérer dans ces différents points de départ avant votre voyage, via un plan ou une application de navigation, vous évitera de perdre du temps une fois sur place.

Coordination multimodale avec les horaires des vols aéroport Marrakech-Menara

Beaucoup de voyageurs internationaux arrivent d’abord à Marrakech-Menara avant de poursuivre vers Essaouira. Sans train direct Marrakech–Essaouira, la clé est alors de bien coordonner votre vol avec votre bus ou votre transfert routier. Depuis l’aéroport, le bus urbain n°19 et les taxis vous permettent de rejoindre la gare ONCF ou la gare routière en 15 à 30 minutes selon le trafic. Si votre avion atterrit en fin de matinée ou en début d’après-midi, vous pouvez généralement attraper un bus Supratours ou CTM pour Essaouira le jour même, à condition d’avoir anticipé la réservation.

Si vos horaires de vol sont moins favorables (arrivée tardive, retard possible, bagages enregistrés), il peut être plus sage de passer une nuit à Marrakech et de prendre un bus matinal le lendemain. Une autre option consiste à réserver un transfert privé directement depuis l’aéroport vers Essaouira, surtout si vous voyagez à plusieurs : vous évitez ainsi le risque de manquer un bus et transformez votre arrivée en un trajet fluide et sans rupture. En coordonnant intelligemment avion, bus et, le cas échéant, taxi ou voiture de location, vous pouvez déjà construire une expérience de voyage aussi efficace qu’un futur « train Marrakech–Essaouira », tout en profitant de la souplesse des modes de transport actuellement disponibles.

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